Qui sommes nous ?

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Section syndicale SUD CinéSolidaires de SUD Culture

CinéSolidaires est né en février 2009 suite à la volonté commune de salariés des cinémas Gaumont Pathé de rénover le paysage syndical

Aujourd'hui, des sections syndicales CinéSolidaires existent et agissent aussi chez MK2, Utopia, les Ecrans de Paris, le cinéma des Carmes (Orléans), le cinéma Studio (Tours), Le métropole, le Majestic (Lille), Le concorde (La Roche sur Yon) ... .

Cette initiative découle d'une profonde conviction que le syndicalisme n'est pas mort mais toujours aussi nécessaire pour défendre, ensemble, les intérêts collectifs. Nous oeuvrons pour :


- un syndicalisme qui agit avec les salariés, et non pas à leur place.


- un syndicalisme respectueux des opinions de chacun, qui veut unir et non  
  diviser les salariés entre eux, qui refuse le corporatisme et le sectarisme


- un syndicalisme qui ne confond pas la négociation et la compromission


- un syndicalisme de contre-pouvoirs, ancré dans les réalitées de la société ...  
  pour mieux la transformer, par la participation à des projets alternatifs et le  
  soutien à ceux qui en ont le plus besoin (chômeurs, précaires, sans-papiers,  
  mal logés ...).

CinéSolidaires regroupe autant des militants en rupture avec leurs anciennes confédérations que de nouveaux adhérents issus de toutes les catégories professionnelles de nos entreprises (Agent de cinéma, Animateurs, Projectionnistes...) dans un projet commun qui fait le lien entre la défense
quotidienne des salariés et la transformation de la société.

 

solidaires

SUD CinéSolidaires, membre de l'union syndicale SOLIDAIRES 

I – Qu'est-ce qu’un syndicat, qu'est-ce que le syndicalisme SUD ?

Un syndicat est la base d’organisation des salariés qui se rassemblent pour défendre leurs intérêts communs et leurs intérêts individuels. Cette démarche présuppose que les salariés considèrent qu’ils ont des intérêts communs avec d’autres salariés-es.

Mais la nécessité de l’intervention syndicale va au-delà de l’entreprise.

Les luttent à propos de la sécurité sociale ou des retraites, par exemple, renvoient à un domaine bien au de-là des limites de l’entreprise et soulèvent des questions qui concernent l’ensemble de la société.

Pour nous, le syndicalisme doit agir pour la transformation sociale. S’il est important de défendre les salariés dans leur lieu de travail, c’est la fonction première du syndicalisme, celui-ci ne peut s’arrêter à la porte du lieu de travail ou des frontières ; le droit au logement, à la santé, à la culture, à l’éducation...doivent être intégrés dans la réflexion et l’action syndicale.

Toute action syndicale efficace implique nécessairement que le syndicalisme articule son action dans l’entreprise à une action globale dans la société. En effet, le libéralisme, la forme actuelle du capitalisme, s’attaque à tous les domaines de la vie : déréglementation du droit du travail, privatisation des services publics, marchandisation des biens élémentaires comme l’eau, logique de rentabilité immédiate et maximale des capitaux...

Le droit, une finalité ?

La connaissance du droit est indispensable : elle donne des moyens d’action. Mais le droit reste un outil à utiliser dans une vision et une stratégie plus large. Le syndicalisme se doit de faire respecter les droits existants, les faire évoluer et les élargir.

Le combat syndical a permis d’arracher des droits pour les salariés. L’histoire montre que les droits sociaux n’ont jamais été concédés facilement. Ces droits sont issus de luttes et ils évoluent au gré des rapports de forces. Le patronat a toujours voulu rogner ces droits, les nier et les faire régresser. Il a toujours cherché à les utiliser à son profit... le syndicalisme aussi !

Le syndicalisme constitue un moyen d’organisation et d’expression collective du monde du travail, il permet de s’affirmer, de défendre ses conditions de travail et de contribuer à changer la société pour la rendre plus juste. Par son rôle de contre-pouvoir, il participe de la vie démocratique d’une société.

C’est en mêlant luttes pour le respect des droits existants et luttes de transformation sociale, permettant d’en conquérir de nouveaux, que le syndicalisme répondra aux besoins des salariés dans leur diversité.

Le syndicalisme doit se doter des moyens de maintenir, cultiver et recréer les liens, le sens du collectif, les moyens de l’autonomie des individus et de la résistance collective des salariés.

SUD Culture Solidaires et l'héritage du mouvement ouvrier

           

Quelques rapides jalons fondateurs :

■ La CGT de la Charte d'Amiens (1906) : SUD Culture Solidaires inscrit son activité dans l'héritage du syndicalisme révolutionnaire dont la Charte d'Amiens peut être considérée comme le manifeste. En voici le texte :

La CGT (Confédération générale du travail) groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat.

Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe, qui oppose sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière.

Le Congrès précise, par les points suivants, cette affirmation théorique.

Dans l'œuvre revendicative quotidienne, le syndicat poursuit la coordination des efforts ouvriers, l'accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d'améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l'augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n'est qu'un côté de l'œuvre du syndicalisme : il prépare l'émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale.

Le Congrès déclare que cette double besogne, quotidienne et d'avenir, découle de la situation de salarié-e-s qui pèse sur la classe ouvrière et qui fait à tous les travailleurs, quelles que soient leurs opinions ou leurs tendances politiques ou philosophiques, un devoir d'appartenir au groupement essentiel qu'est le syndicat.

Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le Congrès affirme l'entière liberté pour le syndiqué de participer, en dehors du groupement corporatif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu'il professe au dehors.

En ce qui concerne les organisations, le Congrès déclare qu'afin que le syndicalisme atteigne son maximum d'effet, l'action économique doit s'exercer directement contre le patronat, les organisations confédérées n'ayant pas, en tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre, en toute liberté, la transformation sociale.

La CFDT autogestionnaire des années 1970 : cette confédération portait un projet de réappropriation des entreprises qui aboutirait à leur autogestion par les travailleurs-euses eux-mêmes. L'expérience de l'entreprise LIP en 1973 est restée un symbole d'une tentative de mener à bien un tel projet.

La création des syndicats SUD : les premiers syndicats SUD ont été créés par d'anciens et anciennes syndicalistes CFDT qui n'ont pas accepté le « recentrage » de la CFDT et sont restés fidèles au projet autogestionnaire et au syndicalisme de lutte.

            En 1989, le premier syndicat SUD, SUD PTT, est créé à la suite d'une lutte à la Poste. Les militant-e-s qui avaient soutenu cette lutte avaient été exclus par la CFDT, entre autres parce qu'ils avaient appuyé la constitution de coordinations de travailleurs-euses en lutte.

SUD parce que Solidaires, Unitaires et Démocratiques.

            Peu de temps après, SUD PTT adhère au Groupe des 10 qui réunit des syndicats autonomes, non confédérés et deviendra à son congrès en 2004 l'Union Syndicale Solidaires.

■  L’Union Syndicale Solidaires est née de la convergence de deux courants syndicaux.

            Celui des syndicats, qui en 1947 ont choisi l’autonomie plutôt que l’affiliation aux confédérations et le renoncement à l’indépendance vis-à-vis du monde politique.

            Celui initié en 1989 par des militants des coordinations, en conflit avec les appareils confédérés, qui ont créé les syndicats SUD.

Une réflexion est alors engagée sur la nécessité de construire un outil syndical interprofessionnel de « type nouveau », différent du fonctionnement classique des confédérations. Des projets de statuts sont mis en rodage en 1996 pendant deux ans : basés sur le consensus, le refus de toute « superstructure », le respect des syndicats de base, ils donnent le même poids à chaque organisation nationale et permettent de dépasser le fonctionnement au rapport de force (minorité-majorité) qui fige trop souvent les positions.

Petite histoire de SUD Culture Solidaires

En 1996, quatre syndicalistes de la CFDT Culture décident de rompre avec ce syndicat pour créer SUD Culture, avec pour perspective de créer un syndicat ayant vocation à développer l'action syndicale SUD dans tout le champ de la culture et de la communication. Le syndicat devient rapidement représentatif sur une partie du Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) dès fin 1997.

En 1998-1999, a lieu une grande grève contre la précarité qui aboutit indirectement à un plan de sortie massive de la précarité connue sous le nom de loi Sapin… et 2000 le syndicat devient représentatif sur l’ensemble du MCC.

         Des adhérent-e-s dans le public comme dans le privé

Aujourd'hui, SUD Culture Solidaires compte un peu plus de 1100 adhérent-e-s et une soixantaine de sections réparties dans le secteur privé et le secteur public. La moitié de ses adhérent-e-s sont issus du privé et l'autre moitié du public. De même, il existe à l'heure actuelle une parité de fait entre hommes et femmes dans le nombre d'adhérent-e-s.

Le syndicat SUD Culture Solidaires, comme ses statuts le précisent, syndique « les travailleuses et les travailleurs (actifs, chômeurs, sans droits, bénéficiaires de minima sociaux, retraités, etc.) qui ressortissent d’une manière ou d’une autre des secteurs des arts, de la culture, de l’audiovisuel, des médias, de la communication, de l’édition, de l’éducation populaire, du socioculturel, etc. » (Statuts du Congrès de 2009, p. 145).

SUD Culture Solidaires est représenté au Ministère de la Culture : à la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC), à la Direction générale du patrimoine (DGP), à la Direction générale de la création artistique (DGCA), dans des établissements muséaux (Louvre,  Versailles, Guimet, Compiègne, Rodin…), dans des EPIC (Universcience, Cité de la musique,…), dans des DRAC (Directions régionales des affaires culturelles), dans des Écoles d'architecture et des Écoles d'art, à la BNF et à la BPI, dans l'archéologie préventive à l'Inrap…SUD est la troisième force syndicale au Ministère de la Culture et quasi à égalité avec la CFDT, la première étant la CGT.

■ SUD Culture Solidaires est ainsi présent dans le privé : dans le secteur du spectacle vivant et enregistré – intermittents (par exemple sur Avignon, Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, Orléans…), aux cinémas Gaumont-Pathé et MK2, dans l'édition (chez Hatier…), dans les médias (TV5 Monde, Libération, Médiapart, Agence France-Presse...), dans le secteur de l'éducation populaire (MJC, associations)… SUD est aussi représentatif dans la branche de la Production Cinématographique.

         SUD Culture Solidaires, membre de deux unions syndicales

SUD Culture Solidaires est membre de l'Union syndicale SUD Culture & Médias Solidaires qui regroupe les syndicats SUD Culture Solidaires, SUD AFP, SUD Radio France, SUD FranceTv et SUD Presse O.

Un fonctionnement alternatif : le souci de SUD culture est de préserver l’autonomie des sections et des syndicats, de ne pas les déposséder de leurs positions, d’éviter les dérives bureaucratiques et la mise en place de superstructures de plus en plus éloignées des réalités des adhérents. Les positions communes s’élaborent par consensus. Chaque décision est prise après la recherche de large majorité. L’existence d’un droit de veto est reconnu mais doit demeurer exceptionnel et motivé.

L'Union syndicale SUD Culture et Médias Solidaires est elle-même membre de l'Union syndicale Solidaires.

SUD Culture Solidaires est investi à Solidaires à plusieurs niveaux. Le syndicat participe aux Bureaux nationaux (BN) de l'Union qui ont lieu une fois par mois et qui regroupent des délégués de l'ensemble des syndicats de l'Union syndicale Solidaires. De nombreuses sections syndicales sont par ailleurs investies dans les Solidaires locaux de leur département. Ces structures locales regroupent les différents syndicats adhérent-e-s à l'Union syndicale Solidaires présents localement.

Deux militant-e-s nationaux-ales de SUD Culture Solidaires ont un mandat auprès de l'Union syndicale Solidaires : au Secrétariat national de Solidaires et au Bureau Solidaires Fonctions publiques. Par ailleurs, des militant-e-s participent à des commissions nationales de Solidaires telles que les Commissions Femmes, LGBT, Formation, Fonctions Publiques, Syndicalisation, etc.

         Le fonctionnement du syndicat

■  Les adhérents réunis en congrès tous les trois ans élisent le SN et décident des orientations.

Le Conseil des sections (CDS) est l'organe de décision du syndicat. Il comprend en théorie un-e ou deux délégué-e-s mandaté-e-s par chaque section. Il se réunit une fois par mois, sauf durant les grandes vacances.

■ Le Secrétariat national (SN) élu lors de chaque congrès et coordonné par un ou une Secrétaire général(e). Ses membres ont pour mission d'appliquer les décisions de congrès et celles du Conseil des sections (CDS). Ils et elles gèrent aussi les décisions courantes ou urgentes entre deux CDS.

Il et elles ont mandat pour procéder aux désignations de DS, RSS, RS. Ils et elles siègent aussi pour SUD Culture Solidaires dans des instances nationales du Ministère de la Culture telles que le Comité technique paritaire ministériel (CTPM), le Comité hygiène et sécurité ministériel (CHSM), le Comité national d’action sociale (CNAS) ou dans les CMP de branche (Commission mixte paritaire). Ils et elles sont aussi chargé-e-s de participer à un certain nombre de réunions avec la direction centrale du Ministère. Il faut noter que ces instances et réunions sont suivies par d’autres militant-e-s investi-e-s dans les tâches nationales.

En plus des personnes élues officiellement au SN par le congrès, d'autres militant-e-s font partie du Secrétariat national élargi (SNE). Ce sont soit des militant-e-s qui sont en train de se former avant de rejoindre officiellement le Secrétariat national s’ils et elles sont élu-e-s au prochain congrès, soit des militant-e-s ayant une certaine connaissance du syndicat mais n'ayant pas la disponibilité pour s'investir officiellement comme membres du Secrétariat national.

À la permanence nationale située à Paris, 2 rue de Richelieu, ne sont pas présent-e-s uniquement des Secrétaires nationaux-ales (SN), chargés de la coordination du syndicat, mais aussi les permanent-e-s nationaux-ales. Ce sont des militant-e-s qui sont chargé-e-s de tâches techniques telles que répondre au téléphone, assurer l'envoi des courriers qui partent de la permanence nationale… ou des tâches de suivi de dossiers individuels ou sectoriels. Sont présentes aussi le ou la Trésorier-ère et le ou la Trésorier-ère adjoint-e du syndicat.

Enfin, le syndicat comprend actuellement quatre commissions. Tous les militant-e-s qui le désirent sont invités à y participer :

la Commission Juridique : elle est chargée de préparer et de suivre les dossiers d'aide juridique instruit par notre syndicat et de les présenter au CDS pour valider les décisions d'aide.

la Coordination ASM : elle regroupe des militant-e-s de la filière Accueil, surveillance et magasinage qui désirent réfléchir sur les problématiques liées à leurs filières, suivent les dossiers de cette filière, rédigent un journal sectoriel.

le Groupe Précarité : il regroupe des militant-e-s qui s'investissent au sein de leur établissement ou de leur entreprise dans la lutte contre la précarité.

la Commission Formation

Quelques rappels sur les principes et le fonctionnement

            La charte de l'adhérent et la charte identitaire de SUD Culture Solidaires donnent les grandes orientations qui définissent le syndicalisme de SUD Culture Solidaires. Il n'est pas inutile pour finir cette première partie d'en rappeler les principaux points.

Un syndicalisme de lutte : les militant-e-s de SUD Culture Solidaires utilisent tous les modes d'action de la négociation à la grève pour faire avancer les intérêts des travailleurs-euses. Mais ils se refusent à faire de la cogestion avec l'employeur et pensent que c'est par la lutte que les avancées significatives des droits des travailleurs-euses ont été obtenues.

Un syndicalisme de terrain : les militant-e-s de SUD Culture Solidaires ne peuvent être déchargé-e-s à plus de 50 % (sauf exceptions prévues par les statuts) de leur temps de travail pour ne pas être coupé-e-s des réalités de terrain que vivent leurs collègues.

Un syndicalisme reposant sur la démocratie directe tant dans son fonctionnement interne par le biais de délégué-e-s mandaté-e-s en CDS, mais aussi avec les salarié-e-s par l'organisation d'assemblée générales (AG) qui soient réellement décisionnaires et souveraines. Ils essaient de faire en sorte que les travailleurs-euses soient réellement les acteurs et les actrices de leur propre lutte.

Un syndicalisme inter-catégoriel et interprofessionnel : les syndicalistes de SUD Culture Solidaires essaient de réunir dans une même section tous les travailleurs-euses d'un même site quelle que soit leur catégorie professionnelle. Cela inclut la défense des salarié-e-s des entreprises de sous-traitance même si ceux-ci et celles-ci ne ressortissent pas du champ de la culture par leur activité professionnelle. Ils essaient de favoriser la convergence des luttes avec les autres secteurs professionnels en s’investissant dans les Solidaires locaux.

Un syndicalisme ouvert sur l'ensemble des luttes citoyennes : le syndicalisme de SUD Culture Solidaires ne s'arrête pas à la porte de l'entreprise et soutient l'ensemble des luttes citoyennes : sans papiers, chômeurs-euses, écologistes, féministes…

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tel : 01 40 15 82 68
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